
Les impôts sont la partie de ses revenus qu’un citoyen doit verser ou reverser à l’état.
Cette fraction :
A) est proportionnelle :
chaque citoyen en paie le même pourcentage (TVA par exemple). C’est la fraction injuste socialement
B) est progressive :
le % versé augmente en fonction de l’ampleur de ses revenus (IRPP).
On peut noter quant aux charges sociales que le plafonnement fait que le % prélevé est inversement proportionnel au montant des salaires.
La fiscalité a 2 fonctions :
Financer les activités dont l’état fait profiter la communauté toute entière : activités régaliennes.
Redistribution qui s’est développée le plus dans les pays nordiques à connotation sociale démocrate. Cette fonction servant d’amortissement au ravage du capitalisme sauvage. Cette partie est fortement combattue par les libéraux.
On doit remarquer que les pays libéraux (tels que USA, Grande Bretagne) ont un impôt sur les successions très progressif et important afin que chacun parte à égalité dans une compétitivité totalement libre. Ce que n’assume pas la droite UMP.
Historiquement après la guerre 39-45, l’état dans les pays européens a joué un rôle moteur primordial dans l’économie. Où il jouait un rôle d’initiateur et de producteur (grands chantiers, barrages, reconstruction, etc…)
Ll’impôt est devenu de plus en plus important, du fait d’un besoin de redistribution de plus en plus criant.
L’idéologie libérale a fait en sorte de paraître audible lorsqu’elle affirmait que libérer l’économie du poids de l’état pouvait mécaniquement permettre de baisser les prélèvements obligatoires qui amputaient le bénéfice des sociétés et le revenu des ménages.
Or que c’est-il passé ?
les sociétés ont privilégié les actionnaires en augmentant les dividendes
la compétitivité accrue, la recherche du profit, la précarisation des contrats laissent de plus en plus de personnes sur le bord de la route que l’état doit indemniser, soutenir et aider.
Ce que l’état peut sembler économiser en amont du processus économique, il le dépense plus fortement en aval en se retrouvant en situation de payer moins de salaires et plus d’allocations à des personnes qui ne peuvent plus participer à la croissance.
Notons que l’état UMP conscient du phénomène veut désengager l’état centraliste et faire supporter les coûts sociaux aux régions qui sont gérées par la gauche.
Nous avons en France un fort taux de prélèvement obligatoire bien que la fiscalité directe sur les revenus est plutôt moins forte (quoiqu’en dise l’UMP) que dans d’autres pays d’Europe.
Les néolibéraux ont obtenu satisfaction avec les baisses des impôts directs sur les sociétés, sur les successions, bouclier fiscal, exonération charges sociales,…..ce qui s’accompagne d’une aggravation des déficits de l’état et des comptes sociaux.
Le discours antifiscal des libéraux se confond en réalité avec un plaidoyer en faveur du droit au libre enrichissement et au libre creusement de l’écart des revenus.
C’est le retour au 19ème siècle, à l’ancien régime où rien ne viendrait entraver, limiter, corriger le libre dopage de la fortune par la fortune, la libre multiplication de la richesse avec pour résultat la croissance des inégalités de revenus entre citoyens.
On peut noter que l’écart des revenus est passé d’une amplitude de 1 à 20 après 1945 à 1 à 250 voir 1 à 1000 actuellement.
Si l’impôt sur le revenu est aussi confiscatoire que le prétendent les libéraux, pourquoi la disparité entre les revenus s’est-elle aggravée depuis 1990, quoiqu’ en disent certains journalistes dits spécialistes économiques, se basant sur des études INSEE dont le directeur est un sarkosyste et datant de 2006 avant le bouclier fiscal…..
Par principe, les libéraux sont hostiles à la redistribution et la solidarité.
En conclusion, diaboliser l’impôt est aussi absurde que l’idéaliser. Les prélèvements n’ont cessé de croître depuis 1974, la droite libérale « antifiscale » a géré 18 ans les affaires contre 15 à la gauche.
Quant à l’idéaliser rappelons que dans les pays de l’est de l’ère communiste, on ne payait pratiquement pas d’impôts mais l’état était seul gestionnaire de l’économie.
CGV