• Terre de Liens 40 : un autre moyen pour que cela change !!!

     

     

    : arrêtons de regarder la pluie tomber mouiillons-nous !!!

    Pour commencer quelques chiffres .... (encore)
    oui mais des bons chiffres bien de chez nous, des chiffres landais :

    Chiffres-clés de la situation de l'agriculture dans les Landes
    Sources : RGA, Saferaa, DRAAF

    En dix ans, un quart des exploitations landaises a disparu
    La SAU totale a diminué de 10 800 ha
    Analyse MODEF : l’analyse des RGA 2000 et 2010 met en évidence que la diminution globale de 10.800 ha correspond au solde des pertes enregistrées par les petites exploitations  (- 7.000 ha) et les moyennes (-16.000 ha) et du gain constaté chez les grandes exploitations (+12.800 ha). En clair, si la sole agricole a baissé en 10 ans de 10.800 ha, les grandes exploitations en ont gagné 12.800 ha.
    En dix ans, une petite exploitation sur deux (orientation polyculture, polyélevage) a disparu (2 400 en 2000 ; 1 300 en 2010). Même taux de disparition qu’au niveau régional.
    Moins d’un chef d’exploitation sur cinq a moins de 40 ans (concentrés dans le sud-est du département)
    28% de la SAU landaise est détenue par des chefs de 55 ans et plus. Parmi eux, seuls 32 % connaissent leur successeur, les autres sont soit dans l’attente d’un repreneur (50%), soit, pour 400 d’entre eux, déjà résignés à ce que leur exploitation ne soit pas reprise
    En 2011, sur le total des rétrocessions effectuées par la Saferaa, seulement 1 ha sur 5 a été consacré en moyenne pour l’installation...
    AB: 2 % des exploitations agricoles landaises et  2% de la SAU départementale. Ce sont essentiellement des exploitations de taille moyenne de 30 ha.

    Analyse du contexte
        Dans le panorama de déprise agricole générale, les chiffres du RGA mettent en évidence la fragilité des petites exploitations. Ce sont elles qui en 10 ans ont perdu le plus de surface agricole. Ce constat peut s’expliquer par divers facteurs d’ordre technico-économiques (prix du foncier, faible intégration dans les marchés à forte valeur ajoutés, mode de faire-valoir...) et politiques (encouragement à l’extensification et à la rationalisation de l’outil de production...). En terme de transmission, les Landes affichent en moyenne un des meilleurs taux de reprise en Aquitaine. Néanmoins, plus la surface d’exploitation est réduite, plus le taux de disparition est élevé. Ainsi une petite exploitation sur deux a disparu en 10 ans.
        Cette marginalisation fait oublier qu’il s’agit d’une agriculture multifonctionnelle dont la viabilité  a été récemment « redécouverte », en témoigne l’étude de Régis Barbau menée en 2010 sur l’utilité des petites fermes basques, étude qui analyse leurs atouts et impacts sur le territoire ainsi que les éléments qui les pénalisent.
    Du point de vue du paysage et de la biodiversité, les petites exploitations entretiennent la moindre parcelle car elles en ont besoin, ce qui maintient des paysages ouverts. L’attachement aux traditions culturales et aux savoir-faire traditionnels engendre un potentiel de conservation d’espèces animales ou végétales rustiques, de maintien de systèmes mixtes de type polyculture-élevage, ou encore d’entretien d’espaces naturels peu productifs qui seraient délaissés sans leur existence.
    D’un point de vue économique, elles emploient moins d’intrants. Le capital est également plus restreint, cet investissement de départ moindre permet une plus grande transmissibilité de ces fermes. En règle générale, leur conduite est aussi basée sur la création de valeur ajoutée et sur l’indépendance vis à vis des filières, ce qui, d’une certaine forme, est aussi un gage de pérennité.
    D’un point de vue social, elles participent au maillage territorial de zones peu attractives et génèrent directement et/ou indirectement des emplois au niveau local.
       
        D’un côté, la grande majorité des chefs de petites exploitations landaises ne connaissent pas leur repreneur. De l’autre, les porteurs de projets non issu du milieu agricole (dits « hors cadre familial ») peinent à s’installer. Le coût de l’installation est souvent un facteur limitant pour cette catégorie. Il en résulte des surfaces à l’installation plus petites que pour les installations familiales et le développement de productions et d’activités agricoles permettant de dégager de plus fortes valeurs ajoutées (AB, transformation, circuits courts...). Ces critères recoupent en grande partie ceux des petites exploitations.
        Le maintien des petites fermes en lien avec le développement de l’installation des HCF serait donc un levier du secteur pour atteindre les objectifs fixés par les collectivités et l’Etat en terme de développement durable. Pourtant, les prospectives agricole dans les Landes n’incitent pas à l’optimisme. Depuis 2004, l’artificialisation progresse deux fois plus vite que la population. D’ici 2030, la population landaise devrait s’accroître de 80 000 habitants. Selon les scenarii, 15% de la SAU landaise risque de changer de fonction. Il est donc urgent d’accompagner l’installation/transmission des petites exploitations:
    En mettant en réseau les acteurs « alliés » visant à développer un pôle d’accompagnement aux HCF ;
    En impulsant un arbitrage du politique favorisant la préservation et la protection des terres pour de l’agriculture durable (petite/moyenne unités) ;
    En promouvant les mécanismes institutionnels déjà existants par la création de « projets vitrines » (par exemple, portage du foncier par la Région) ;
    En intervenant directement avec la Foncière.

    Arrêtons donc de regarder la pluie tomber...
    Mouillons-nous !!!!  (
    Ici le site)

    Les orientations de Terre des Liens 40
    Labenne - 01 février 2013

        A) SENSIBILISATION
    Objectif : faire connaître le mouvement dans les grandes lignes et créer un réseau mobilisable pour des actions futures (campagne d’épargne solidaire, veille foncière...)
    3 soirées à venir du CCFD Terre solidaire qui constitue une bonne occasion pour présenter TDL ( fait à DAX le 07/02, prévu à Mont de Marsan le 07/03 et en avril à Capbreton où nous pourrions être partenaires)
    présenter TDL à son réseau militant (Slow food, Amap...)
    élaborer un support de communication audio-visuel original (clip court) pour diffuser sur internet
    inscrire TDL dans les médias locaux pour annoncer les événements de l’assoc (Sud Ouest...)
    Organiser un événement de sensibilisation type ciné-débat, annoncé dans les medias au préalable.

        B) VEILLE FONCIERE ET PORTEURS DE PROJET
    Objectif : disposer d’une « banque de données » permettant de mettre en lien des projets correspondants aux offres foncières.
      Au niveau des porteurs de projets, nous avons quelques contacts à approfondir (projet d’agro-foresterie à rencontrer, projet mixte maraîchage diversifié/permaculture à suivre). Concernant ce dernier projet, nous allons rencontrer les porteurs de projet cette semaine pour affiner (3 personnes à la recherche de 6-7 ha). Pour les personnes intéressés, peut être pourrions-nous prévoir une autre rencontre le cas échéant.
        Sur Hontanx, il y a aussi un projet qui pourrait passer en commission Foncière prochainement (cad que TDL pourrait enclencher la procédure de mobilisation de l’épargne solidaire pour se porter acquéreur d’une partie des terres. Il s’agit d’une ferme de 50 ha en céréales bio en transmission en un jeune couple de paysan boulanger et maraîcher). Actuellement il n’y a pas d’accord sur les modalités juridiques : les juristes de TDL planchent sur la question.

    Il n’y a pas d’installations sans terres ! D’où l’action de veille foncière de TDL. A l’échelle de son village et de son territoire, chacun peut :
    Obtenir l’information sur les futures terres disponibles  dans son entourage (publicité légale des terres mises en vente par la safer dans les mairies, Répertoire Départ Installation , saferaa , informations de voisinage etc....) L’important est d’avoir les infos en amont avant la mise en vente.
    Échanger l’information sur les terres en danger et sur les révisions de documents d’urbanisme
    Participer aux mobilisations locales pour la préservation d’espaces agricoles menacés et contre des projets d’artificialisation (suivre l’agenda des mobilisations du Modef , mobilisation LGV etc...)
    Identifier des initiatives positives –il y en quand même- mises en place, par les collectivités, pour maintenir la terre à l’agriculture (politique agricole de Tarnos  où la mairie a procédé à l’achat de terrains classés en zone agricole pour les mettre à la disposition des agriculteurs locaux désireux de les exploiter ; le pays tarusate, souhaite organiser un approvisionnement de la restauration collective en circuits courts ; Montfort en Chalosse souhaite aussi augmenter la part de bio dans la cantine du collège....)

     Plus nous tisserons des contacts avec les paysans de nos communes (notamment les affiliés du Modef, le syndicat landais représentatif des petites exploitations), plus nous aurons d’info. Pour rappel, 28% de la surface agricole landaise est détenue par des chefs de 55 ans et plus. Parmi eux, seuls 32 % connaissent leur successeur, les autres sont soit dans l’attente d’un repreneur (50%), soit, pour 400 d’entre eux, déjà résignés à ce que leur exploitation ne soit pas reprise.

    PLAIDOYER POLITIQUE
    Objectif : se positionner dans le monde agricole et institutionnel comme un acteur citoyen pouvant favoriser l’installation en agriculture durable (bio, paysanne, biodynamie, agro écologie).
    Rencontrer les responsables de la saferaa en charge des Landes et les techniciens de la chambre d’agriculture en charge de l’installation. Présenter TDL, donner des exemples d’interventions (fiche projet), dégager un niveau de partage du constat.
    Rencontrer les représentants élus des communes « ouvertes » à une politique agricole alternative pour leur présenter TDL, par l’accroche de la demande des porteurs de projets et par les exemples de partenariat existants (La Capelle, Bourgoin-Jalieu par exemple) Pour cela, un temps devra être dédié pour approfondir la préparation de ce type d’entrevue.
    Préparation d’un colloque technique sur l’installation en partenariat avec le Civam et le Modef. Le but est de lancer une proposition d’accompagnement des projets alternatifs qui sont actuellement à la marge (cette proposition -le pôle INPACT -  est déjà en place dans d’autres territoires. Pour les détails, à vos questions!). Courant février, nous devrions nous réunir de nouveau avec les partenaires pour définir les modalités d’un tel événement qui devrait se tenir fin mars.

    MOUILLONS-NOUS

    Rejoignons Terre des Liens 40
    informations ici